Haymarket Affair, Chicago, 1886

Une bombe, un procès sans preuves, et la raison pour laquelle le monde fête le 1er mai

Le 1er mai 1886, des centaines de milliers d'ouvriers américains firent grève pour la journée de huit heures. Deux jours plus tard, la police tua plusieurs grévistes aux usines McCormick de Chicago, et un meeting de protestation fut convoqué au Haymarket. Il était pacifique et se clairsemait sous la pluie quand la police avança pour le disperser ; quelqu'un lança une bombe de dynamite qui tua un policier. Les agents tirèrent dans le noir. Sept policiers et un nombre inconnu de civils moururent, la plupart des policiers apparemment sous les balles de leurs collègues.

Huit anarchistes furent jugés. L'accusation admit ne pas pouvoir identifier le poseur de bombe et soutint que leurs discours et leurs écrits avaient incité celui qui l'avait fait. Sept furent condamnés à mort. L'un se donna la mort en cellule, quatre furent pendus en novembre 1887, deux virent leur peine commuée. En 1893, le gouverneur John Peter Altgeld gracia les survivants en écrivant que le procès s'était tenu devant un jury prévenu et sans preuve reliant les accusés au crime ; cette grâce mit fin à sa carrière politique. La Deuxième Internationale choisit le 1er mai comme journée internationale des travailleurs en mémoire de l'affaire, et c'est pourquoi presque tout le monde la célèbre — sauf les États-Unis.

Cette page a été rédigée par le site, à partir d'archives historiques publiques.

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